"Elle.
Toujours elle. Toujours son sourire. Toujours ses yeux qui tuent, qui percent, qui glacent sur place. Pleins de fougue, d'arrogance, de violence, de grace.
Tout ça quoi.
Le sang qui s'égoutte entre la membrane de ses doigts, l'adrénaline qui pulse dans chacuns de ses muscles. Une chanson lanicante et braillarde dans la tete.
Heads you live, tails you die.
Une vie d'excès, d'absolu. Un combat permanent contre l'ennui de la facilité. Tout ou rien. Le juste milieux, c'est pour les autres, pas pour elle. Des émotions qui prennent aux tripes, pas dans le coeur comme un pincement, mais aux tripes, comme une énorme pince qui serre, qui serre, et qui quand se relache ne laisse plus rien, plus de pensées, plus de sensations, plus qu'un vide immense qui lui donne l'impression d'etre en train de mourir, encore, et encore."
J'ai...plus de mots. Ils se coincent dans le fond de ma gorge. Je sais plus faire tout ça. Dans la rue, quand je croise des gens, je regarde par terre pour ne pas les dévisager. Je les ignore. Je suis d'une lacheté à pleurer. A vouloir tout le temps prouver quelque chose.
Prouver que je ne suis pas comme les autres. Tu parles (Charles). En essayant toujours de ne pas céder à trop de facilité, j'ai l'impression de me leurrer, d'etre encore plus faible que tout le monde.
Je m'isole, tu vois pas comme je glisse sur tout, comme je m'échappe?
Tu vois pas tous mes gestes si maladroits, je sais meme plus ce qe je dis, je sais meme plus ce que je veux.